L'anglais du voyage est le plus facile à préparer, parce qu'il est étroit. La même douzaine de situations se répète partout, et la langue de chacune est très prévisible.
Vous n'avez pas besoin de monter votre niveau général. Vous avez besoin de phrases entières pour un petit nombre de moments, répétées à voix haute jusqu'à ce qu'elles sortent sans réfléchir.
Les situations qui se présentent vraiment
Concrètement, voici la liste :
- L'arrivée : immigration, bagages, trouver un transport
- Se déplacer : billets, directions, demander combien de temps
- L'hôtel : arrivée, problème dans la chambre
- Manger : commander, régimes et allergies, payer
- Acheter : demander le prix, la taille, si la carte est acceptée
- Un imprévu : objet perdu, correspondance manquée, besoin médical
- La conversation improvisée : celle qui fait le voyage
Seule la dernière est ouverte. Tout le reste est scénarisé, et c'est pour cela que la préparation fonctionne si bien.
Posez la question de façon à contraindre la réponse
C'est l'idée la plus utile de cette page.
Les débutants s'inquiètent de produire la question. Mais le vrai problème, c'est comprendre la réponse : vous contrôlez votre phrase, pas la vitesse de celle de l'autre.
Posez donc des questions qui limitent les réponses possibles :
| Au lieu de | Demandez |
|---|---|
| How do I get to the museum? | Is the museum this way? (oui/non, plus un geste) |
| What time does it leave? | Does it leave at three? |
| Where can I buy a ticket? | Can I buy a ticket here? |
Une question fermée appelle une réponse fermée. Cette seule habitude fait plus pour votre assurance en voyage que cent mots de vocabulaire.
Les phrases de secours : le plus important ici
Ne pas comprendre n'est pas l'urgence. Ne pas savoir quoi faire quand on ne comprend pas, si.
Apprenez ces quatre phrases jusqu'à l'automatisme :
- Sorry, could you say that again more slowly?
- Could you write it down?
- Do you mean…?
- I understand a little English. Please speak slowly.
La dernière est d'une efficacité disproportionnée. Dite au début, elle change toute la conversation : les gens ralentissent, simplifient et deviennent nettement plus serviables.
Les phrases essentielles par situation
Se déplacer
- One ticket to London, please.
- Which platform?
- Does this bus go to the airport?
- How long does it take?
- Is this seat free?
Hôtel
- I have a reservation under…
- What time is check-out?
- The air conditioning isn't working.
- Could I have a late check-out?
Manger
- A table for two, please.
- What do you recommend?
- I'm allergic to nuts.
Apprenez votre propre version de cette dernière phrase, mot pour mot : elle doit être exacte.
Could we have the bill, please?
Can I pay by card?
Au Royaume-Uni on demande the bill, aux États-Unis plutôt the check ; les deux se comprennent. Si vous voyagez hors zone euro, ajoutez Do you accept euros? à votre liste : la réponse est souvent non, mais vous le saurez avant de commander.
Acheter
- How much is this?
- Do you have this in a larger size?
- Can I try it on?
Problèmes
- I've lost my passport.
- I missed my connection.
- I need a doctor.
- Can you help me, please?
Une quarantaine de phrases en tout, avec les phrases de secours. Cela couvre réellement la très grande majorité d'un voyage.
Se préparer en une semaine
Ne lisez pas la liste. La lecture produit de la reconnaissance, et la reconnaissance ne sert à rien devant un guichet.
À la place : dites chaque phrase à voix haute jusqu'à ce qu'elle vienne sans réfléchir. Dix minutes par jour, à voix haute, suffisent pour qu'une semaine fasse une différence visible.
Puis répétez les situations de bout en bout : jouez toute l'arrivée à l'hôtel, les deux rôles, seul. L'objectif est d'avoir dit ces mots dans l'ordre au moins une fois avant de les dire pour de vrai.
Good evening. I have a reservation under Dupont, for three nights. Is breakfast included? And what time is check-out?
Un piège classique pour les francophones : les nombres. Le prix, le numéro de quai, l'heure du départ passent vite à l'oral, et fifteen et fifty se ressemblent beaucoup. Si vous doutez, demandez qu'on l'écrive. Pour organiser ces dix minutes quotidiennes, notre guide pour pratiquer l'anglais oral propose une structure simple.
La partie qui n'est pas scénarisée
Tout ce qui précède prépare des transactions. Les conversations qui font vraiment un voyage — la personne à côté de vous dans le train, l'hôte qui vous demande d'où vous venez — ne sont pas scénarisées, et aucune liste de phrases ne vous y prépare.
Cela demande une vraie pratique de la conversation : parler avec une personne, en temps réel, de tout et de rien. Même quelques séances en direct avant un départ changent l'expérience, parce que le moment improvisé cesse d'être ce que vous redoutez et devient ce que vous espériez. Si vous partez de zéro, commencez par notre guide anglais pour débutants ; les cours particuliers en direct de l'application iTellU permettent de répéter ces conversations avec un professeur.
FAQ
- Quel niveau d'anglais faut-il pour voyager ?
- Bien moins qu'on ne le croit. L'anglais du voyage est étroit et répétitif : une douzaine de situations couvrent l'écrasante majorité des échanges. Une semaine de préparation ciblée mène très loin, même en partant d'un niveau faible.
- Et si je ne comprends pas la réponse ?
- C'est la vraie difficulté, et c'est normal : vous contrôlez ce que vous demandez, pas la vitesse de la réponse. Apprenez trois phrases de secours (« Sorry, could you say that again more slowly? », « Can you write it down? », « Do you mean…? ») et le problème devient gérable au lieu de paralysant.
- Faut-il apprendre des listes de vocabulaire de voyage ?
- Apprenez des phrases entières plutôt que des mots isolés. « Where is the platform? » est utilisable ; « platform » tout seul ne l'est pas, parce qu'il vous reste à construire la phrase autour, sous pression.
- Est-ce impoli de demander aux gens de parler lentement ?
- Non, et c'est bien mieux que de hocher la tête sans comprendre. « Sorry, could you speak a bit more slowly? » est poli et reçoit presque toujours une réponse aimable.